dimanche, avril 29, 2007

1er mai : les origines de la fête du muguet et du travail







Une fête du muguet...

Depuis le Moyen-Age. Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présent en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.
Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d'en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.

La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses.
Longtemps, furent organisés en Europe des "bals du muguet". C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année où les parents n'avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.
... et une fête du Travail

1er mai 1886. Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américains. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d'une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S'en suivra la condamnation à mort de cinq anarchistes.

20 juin 1889 : le congrès de la II ème Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.

Dès 1890, les manisfestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d'églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour...

24 avril 1941 : en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy qui espérait rallier les ouvriers. Le jour devient chômé.

Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai
un jour férié et payé .

Aujourd'hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé dans la plupart des pays d'Europe à l'exception notamment de la Suisse et des Pays-Bas. Au Royaume-Uni, c'est le premier lundi de mai qui est férié. Grand week-end assuré...

lundi, avril 23, 2007

Ohé moussaillons, l'Amiral vous salue !




Le 26 octobre 1975, Michel Polnareff, alors déjà exilé aux Etats-Unis pour raisons fiscales et interdit de séjour en France, donnait son dernier concert en Europe, sur la scène de Forest National.
Un concert qui restera dans les annales, puisque le chanteur a dû le livrer à l’aide d’un porte-voix, faute de matériel : le camion le transportant n’avait pas de papiers en règle et était resté bloqué à la frontière. Ce show terminé, Polnareff s’envola pour Los Angeles et s’accorda un repos long de plus de 30 ans…
Polnareff garde un souvenir ému de ce passage d’alors à Bruxelles.
C’est porte-voix à la main qu’il a fait son entrée en scène, jeudi soir, pour le premier de ses deux concerts chez nous. Il l’a bien évidemment vite laissé tomber puisque « cette fois-ci, on a tout ! ».
Choristes, musiciens hors pair et tubes, parfois réarrangés : effectivement tous les ingrédients étaient réunis pour passer un agréable moment. Et il le fut ! Revoir Polnareff est réellement un plaisir, la plupart de ses titres n’ont pas pris une ride, ses mélodies sont toujours à couper le souffle : quelle dextérité au piano ! (extrait DH du 31/03/2007)